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Guide pratique sur le coût de la vie en Asie du Sud Est


Après quatre mois passés en Asie du Sud Est, nous avons acquis une bonne connaissance du coût de la vie dans les différents pays traversés. On vous les partage donc afin que vous puissiez gérer à la perfection vos budgets respectifs.

Attention, les différents pays de notre périple sont sujet à des inflations parfois effrayantes (23% en 2011 pour le Vietnam !). Prenez donc avec des pincettes tout ce que vous lirez dans les guides, il faut souvent ajouter aux prix indiqués jusqu'à 50% de surplus !

Nous avons réussi à tenir un rythme moyen de dépenses sur place d'environ 750 euros par mois et par personne pendant notre voyage, transports, logements, nourriture et activités compris. Le Laos est selon nous le pays le moins cher (certains, étrangement, nous contrediront sur ce point) : passer un mois là-bas avec 600 euros en poche sans manquer de se faire plaisir, c'est tout à fait possible. Le Vietnam par contre, avec dès l'entrée un visa à 70 euros, est bien plus cher. Le pays est grand et des excursions à Sapa ou à la Baie d'Halong plomberont votre budget, visez plutôt là 850 euros [bien qu'il ne soit pas impossible de viser bien plus bas si l'on exclut les activités encadrées et les transports vers les zones reculées]. 

Avec un budget comme le nôtre, on ne se privait pas de manger et de faire de petites courses de temps en temps. On logeait en moyenne pour 13 euros par nuit pour une chambre de deux. Nous nous sommes même permis quelques craquage restaurant quand la nourriture européenne venait à nous manquer trop fort. Pour les transports (sans compter les locations de moto), comptez 450 euros par personne pour notre itinéraire en utilisant bateau - bus - train - taxi - tuktuk. C'est sans doute dans ce domaine où il faut être le plus vigilent au niveau des arnaques, il faut être calé en négociation. Sur un long voyage, on peut facilement gagner 100 euros par personne en ne lâchant rien !

En vrac maintenant, quelques indications sur le coût de la vie entre novembre 2012 et mars 2013 en Asie du Sud-Est :
  • Commençons par un point qui nous aura coûté plus de 150 euros (hors frais locaux) et qu'on aurait pu éviter facilement ! : les frais de retrait. Renseignez vous dans votre banque. La mienne, BNP Paribas Fortis, me facturait quel que soit le montant retiré au minimum 5 euros. Dans certains pays comme au Vietnam et au Laos, les sommes maximales dans les ATM sont très petites, ça plombe donc vite le budget. En Thaïlande, allez dans les ATM de la banque Aeon, ils ne demandent pas les 150 bahts (4 euros) que les autres banques du pays vous réclament.
  • La bière ! Au Vietnam, elle est très bon marché, une Saïgon de 630ml pour 35 centimes d'euro, c'est possible ! En Thaïlande, par contre c'est la "ruine", comptez 1,5 euros pour une Chang de 333ml. Au Laos, comptez 1,20€ la Beerlao de 630ml et au Cambodge, c'est middle.
  • Loger au Laos dans des bungalows est très bon marché, en moyenne 5-6 euros pour deux personnes.
  • Trouver un bon établissement où passer une nuit dans une grande ville / capitale, c'est plus compliqué et plus cher, on s'approchait là, plus des 20€ par chambre mais en visant un bon quartier.
  • Quasi impossible de trouver des bons plans qui conjuguent petit prix et qualité sur les îles (mer Andaman) pour loger. En haute saison, il faut facilement débourser 20-25 euros/nuit pour trouver un bungalow correct. Ca fait mal au budget.
  • Le nord de la Thaïlande au contraire ne coûte rien du tout. Vous payerez jusqu'à 4 ou 5 fois moins que sur les îles !
  • On vous demandera pour la location d'un scooter ou moto semi automatique entre 4 et 6 euros, le litre d'essence est aux alentours de 1 euros. Une exception : à Luang Prabang, c'est 10 euros la journée, une véritable arnaque organisée !
  • Pour les mini budgets, préférez le bus au train. C'est souvent du simple au double. Maintenant il faut parfois s'accrocher et c'est moins confortable. Au Vietnam, on a cru mourir dans le bus entre Nha Trang et Ho Chi Minh.
  • Acheter un vêtement d'une marque connue vous coûtera au moins le même prix qu'en Europe, du moins dans un magasin de vendant pas des faux.
  • Manger en rue, c'est le moyen de plus économique de se remplir le ventre. Pour 1 euro, on peut en général trouver son bonheur. Allez dans les food courts des grands malls, là aussi pour on peut se sustenter pour par grand chose.
  • Une carte sim pour téléphoner localement en Thaïlande, ça coûte 2,5 euros pour une heure d'appel. Très pratique pour réserver sa prochaine guesthouse.
  • Smartphones & co sont mois chers en Asie. Economie réalisée de 80 euros sur l'achat d'un mini Ipad. 
  • N'oubliez pas de récupérer les taxes de vos gros achats à l'aéroport avant de partir. 7% en Thaïlande, ce n'est pas négligeable !
  • Si vous n'êtes pas satisfait du service (et que vous pouvez le justifier), plaignez vous, on a pu récupérer de temps en temps de l'argent ou se faire offrir des plats lorsque l'on estimait être dans nos droits. Ce n'est pas parce que vous êtes un touriste que vous devez nécessairement passer pour un con.
En conclusion, l'Asie est encore très bon marché même si les prix ont tendance à fort augmenter ces derniers temps. Pour les petits budgets, cela restera l'idéal encore quelques années !







Petit bilan en Je de quatre mois si loin de vous.


Durant quatre mois, j’ai vécu à un rythme fou.

J’ai eu le souffle coupé face à des paysages d’une profondeur infinie, perchée sur ce qui m’a semblé être le sommet d’un monde - plus l’on voit loin, plus mon cœur s’emballe, plus le temps se fige. J’ai été fascinée par les couleurs changeantes du sable glissant dans la mer, de la mer se fondant dans le ciel immense. J’ai été éblouie par la luminosité si chaude de la fin du jour et par celle, froide et intense, de la lune qui n’avait rien à envier à nos lampes de poche oubliées.

J’ai grelotté sur une moto lancée sur les routes aux premières lueurs du jour. J’ai crié mon émerveillement en rentrant de la plage au coucher du soleil sur cette route toute droite qui longeait les rizières, pédalant à toute allure sur un vieux vélo sans vitesses.

J’ai eu des doutes bien vite balayés par la facilité d’oser quand on est loin de tout.

Je me suis sentie bien dans une maison en teck, si vaste et si chaleureuse, où le thé vert et les pastèques tombaient du ciel comme si l’on était des amis. J’ai serré les mains de très jeunes étudiants dans les miennes en leur faisant promettre de tout mettre en œuvre pour réaliser leurs rêves. Les larmes me sont montées au bord des yeux en écoutant dans la nuit cambodgienne ce père de famille parler de sa survie sous le régime de Pol Pot. J’ai cru mourir dans un bus filant bien trop vite vers Ho Chi Minh. J’ai étouffé dans la chaleur moite des ruelles étroites de la vieille ville d’Hanoi. J’ai été écoeurée par les odeurs entêtantes des marchés sombres, sales et surchauffés où le durian se mêle aux pates de crevettes fermentées. Oubliant toute fatigue, je me suis levée avant l’aube pour voir le soleil se lever sur le Mekong où s’affairaient déjà depuis longtemps pêcheurs et marchands.

J’ai rencontré des gens formidables qui ont laissé en moi un goût de folie et d’envie d’en savoir toujours plus. Volontaires, audacieux, indépendants, curieux, altruistes, confiants et heureux, ils m’ont allumé un feu dans le cœur et m’ont laissé, bien longtemps après les « au-revoir », un sourire gigantesque sur le visage. J’ai trouvé dans leurs paroles l’écho des aspirations de mon moi pour lequel j’ai le plus d’affection. Ceux qui m’ont bouleversée d’énergie avaient plus de cinquante ans.

J’ai quelquefois perdu mon sang-froid devant le fossé si grand qui me séparait de la culture de ces gens trop différents de moi. Face à l’incompréhension mêlée d’une profonde fatigue, les larmes ont parfois coulé de mes nerfs en morceaux. J’ai râlé au nom de leur manque de respect, de leur mythomanie, de leur inertie. J’ai râlé contre les russes, les chinois, les français, les italiens et les américains.

J’en ai eu marre du riz, marre des nouilles, marre des fritures et de la sauce soja. J’ai bu des shakes à longueur de temps sans les compter. Je n’ai jamais mangé autant de fruits qu’ici et passerai ma vie de gourmet à tenter de retrouver le goût des avocats, des mangoustans, de la betterave et des tamarins de Chiang Mai, du jus de grenade de Bangkok, de la soupe au potiron de Luang Prabang et des pomelos de Can Tho. J’ai soupiré d’aise en prenant le premier verre de vin et le premier carbo du voyage à Kep après un mois de riz frit et de Saigon beer, en commandant le premier vrai croissant à Vientiane et un carrot cake divin à Ho Chi Minh. J’ai remercié le Laos de faire importer des Petits Ecoliers. J’ai bu trop de bières – mais c’est si bon quand la chaleur d’un jour brûlant retombe doucement. J’ai grimacé à chaque gorgée d’alcool de riz que l’on se devait d’accepter.

J’ai bu un latte brûlant dans le plus joli café du monde. J’aurais voulu emmener sur mon dos une poignée d’endroits où la vie est si douce. J’ai lu des livres formidables et d’autres moins bons. J’ai écouté en boucle alt-J et Jonsi. J’ai (fait) coupé/er mes cheveux trois fois, toujours plus court, toujours un peu raté. J’ai joué à Yahtzee jusqu’à en être dégoûtée.

J’ai partagé ces moments avec un homme remarquable doté d’une patience et d’un humour infinis.

J’ai trouvé le temps long, j’ai trouvé le temps trop court. J’ai dit « On a de la chance », j’ai dit « Quel jour de poisse ». J’ai dit « C’est complètement irréel » en partageant quelques heures hors du temps avec une famille Red Dao des montagnes du nord du Vietnam. J’ai marché dans la brume en disant tous les 500 mètres « We don’t see anything ! a-ny-thing ! ». J’ai (ré)appris la patience et me suis révoltée face à une culture de l’immédiateté, face à un mode de consommation à mille lieues de ce que rêve la grande idéaliste que je suis.

J’ai pris le temps de m’informer, de prendre beaucoup de notes, d’écrire - mais pinceaux et crayons ont été oubliés. J’ai pris énormément de photos puis je me suis lassée. J’ai cessé de m’accrocher à l’objectif pour inscrire dans ma mémoire seule des instants futiles et doux, des paysages fous.

Et maintenant. Je ne sais pas exactement où je vais mais je sais que je suis dans la bonne direction. J’ai des projets plein la tête et n’ai pas attendu d’être rentrée pour commencer à les mettre en œuvre. A présent que quelques heures à peine nous séparent du retour, je ne suis ni triste ni soulagée ; je sais que je ferai en sorte que la suite soit à la hauteur de mes envies.

De mes envies de vivre vivre vivre tant que j’en ai le temps.

Petit bilan chiffré de nos aventures en Asie


Voilà, c'est bientôt la fin. Dans quelques heures on embarque dans notre 747, direction Bruxelles et le froid ! Place maintenant au petit bilan chiffré de notre périple :
  • 122 jours sur place
  • 53 hôtels/guesthouses/homestay
  • Des dizaines de pad thaï, soupes de nouilles et riz sautés
  • 31 jours à moto et plus de 2.500 kilomètres parcourus
  • 210 heures passées dans les transports sur place (sans compter les tuk-tuks et taxi à l'intérieur des villes), ça fait à peu près 9.000 kilomètres et 9 nuits passées dans les bus et trains !
  • 20 types de transports testés
  • Des dizaines de belles rencontres
  • Des milliers de vidéos et photos prises
  • Une dizaine de bières locales testées
  • Plus de 100 fruit-shakes avalés
  • Des dizaines de bananes et d'ananas mangés
  • 732 heures de sommeil à rattraper
  • 12 paires de boules quiès perdues et utilisées
  • 4 sprays anti-moustiques et 5 tubes de crèmes solaires
  • 32 livres lus (pour ceux qui pourraient croire que c'est uniquement Caro, j'en ai lu 14 !)
  • 3 affaires perdues (mon chargeur d'appareil photo, mon maillot sur les îles, olé ! et un pull de Caro fraîchement acheté à Hanoï)
  • 4 kilos perdus pour Caro et 5 pour Greg
  • 1464 piqûres de moustiques
  • 7 tablettes de Malarone ingurgitées
  • 1 nuit malade seulement pour nous deux
  • 9 heures de massage (dont 7 et demie pour Greg)
  • 9 matchs de Manchester regardés à toute heure du jour et de la nuit
  • 14 épisodes de Grey's Anatomy regardés, seule série qu'on avait sur le pc
Et bien sûr des centaines de bons souvenirs en tête ! 

Vietnam : le bilan !

Le Vietnam c'est fini. Nous avons passé plus de 75 heures dans les transports (dont 5 nuits dans des bus et trains), parcouru 3.000 kilomètres, logé dans 16 hôtels/guesthouses/homestays différents, dévoré des kilos de riz frit, accumulé un déficit en sommeil de 100 heures... Après tout ça, il est temps pour nous de faire le bilan de cette première étape.


Ce que l'on a aimé :

  • La Homestay à Sapa, une expérience authentique unique qui restera gravée dans nos mémoires.
  • La rencontre des femmes des minorités ethniques à Sapa dans leurs vêtements traditionnels colorés absolument magnifiques. 
  • Les paysages sublimes de la Baie d'Halong.
  • L'ambiance folle de la vieille ville à Hanoï.
  • Notre pause de cinq jours dans la paisible Hoï An, tellement facile à vivre, où nous avons mangé comme des rois.
  • Les longues ballades en petit bateau sur le Delta du Mékong et les levers à l'aube qu'elles impliquaient. 
  • Le lever de soleil à Nha Trang à 5h30, au milieu de l'agitation matinale sur la plage.
  • La nourriture en général était plutôt bonne. Nous avons pris pas mal de plaisir à déguster toutes sortes de plats.
  • Nos ballades à vélo et en scooter qui nous ont permis de voir le pays autrement.
  • Le quartier où on logeait à Ho Chi Minh, plein de backpackers, plein de mouvements et de vie. Y boire une Saigon beer sur un trottoir à front de rue sur leurs chaises en plastique taille enfant. 
  • Partir explorer le nord de l'île de Phu Quoc en scooter et user nos premières pistes rouges poussiéreuses.
  • Les dizaines de rencontres de tous les continents qui ont ponctué notre parcours.
  • La vie de tous les jours qui est très bon marché pour nous, européens.

Ce qui nous a moins plu :

  • La désagréable sensation parfois que sur notre front se trouvait un gros dollar. Tout était bon pour attirer notre argent, même le mensonge.
  • Le rabattage intensif dans certaines villes du pays.
  • Les prix exorbitants des vêtements, impossible de s'acheter quelque chose de correct à un prix raisonnable.
  • Le bruit incessant.
  • La pollution et le manque de gestion des déchets (notons toutefois que les grandes villes semblent s'en sortir un peu mieux) et de traitement des eaux.

Ce que l'on "regrette" :
  • Ninh Bin, la baie d'Halong terrestre, on ne s'y est pas arrêté, peut-être on aurait dû y consacrer un jour mais la description faite par le Lonely Planet couplée à la curiosité de descendre vers le sud nous ont fait skippé cette belle étape.
  • Nha Trang, superficielle, un stop qui ne valait pas vraiment le détour.
  • Ne pas avoir pris un rien plus de vêtements, avec la chaleur, on se change plus souvent.
  • On aurait aimé sortir plus des sentiers battus, mais c'est souvent fort compliqué ou fort cher. On compte bien se rattraper dans les trois pays suivants !

Beaucoup d'a priori circulent à propos du Vietnam, notamment concernant le plan humain et l'attitude froide attribuée aux vietnamiens. Sans les confirmer, on approuve cependant l'idée qu'il s'agit d'un pays qui ne se donne pas facilement, plutôt hermétique au premier abord, oppressant quelquefois, superficiel à certains égards mais tellement vrai sur d'autres aspects, un pays dont on sort avec une foule de questions. Il semble y avoir deux Vietnam, celui des touristes et l'autre, celui qui se cache derrière la barrière de la langue et peut-être un peu de méfiance, de la part des deux clans s'entend. Dans un pays où la plupart des habitants n'ont jamais quitté leur région natale, on observe un choc de leur conception du tourisme avec la nôtre : surencadré, surexploité, sursollicité, le touriste se fait guider sur les mêmes voies que tous ses congénères car le guide en est persuadé, "c'est ce qu'il veut voir". Oui mais, il y a le but et il y a la manière.

Le Vietnam est également un pays qui grandit rapidement, beaucoup trop rapidement. En 2011, le pays a connu une inflation de 20% (autant dire qu'on a plus d'une fois été étonné de la différence des prix constatés sur place avec ceux évoqués dans les guides), les constructions sortent du sol à vue d'oeil, d'innombrables complexes hôteliers sont sur le point de voir le jour, le commerce semble constituer une des activités les plus exploitées après la culture du riz et la production de pétrole, le gap se creuse de plus en plus entre les populations rurales et urbaines, entre les pauvres et les riches. Entre tradition et modernité, le Vietnam cherche son propre équilibre qui sonne bizarrement faux dans nos esprits d'occidentaux. Beaucoup ne sont jamais partis en vacances mais ils sont nombreux à posséder iPhone et autres smartphones de dernière génération, l'architecture - au travers de notre spectre du goût occidental - est douteuse, les matériaux bons marchés mais vieillissant mal (cette remarque est également valable pour le domaine textile), le plastique est partout, nos préoccupations écologiques semblent à mille lieues de pouvoir pénétrer cette mentalité et ces habitudes, la pollution et la gestion des déchets nous apparaissent comme un problème majeur dans un environnement pourtant initialement riche et fertile.

Comment expliquer tout ça ? La guerre du Vietnam (1964-1975) est encore dans toutes les mémoires, celle qui a décimé, intoxiqué, empoisonné, déchiré toute une population au nom d'enjeux complexes, à la fois internes et externes, et marquera encore - mentalement et physiquement - les générations à venir. Tout a été reconstruit très vite et les vietnamiens se sont reconstruit une nouvelle identité pour aller de l'avant, mêlant amour pour la tradition et fantasme du nouveau. Tout cela, on n'a pu le mesurer véritablement qu'après un mois passé dans le pays et après avoir visité le musée des souvenirs de guerre d'Ho Chi Minh Ville. Nombre de nos réflexions et questions ont trouvé, sinon des réponses, du moins des débouchés à l'issue de quelques témoignage pudiques glanés auprès de quelques locaux et de la mise en perspective de leur passé avec leur mode de vie actuel.

Dans une certaine mesure, notre rencontre avec le Vietnam (avec l'Asie ?) au travers de nos yeux d'européens a constitué un choc relatif dans nos esprits. Malgré tout, il s'agit d'un pays qui regorge de mille richesses même si l'on s'est dit plus d'une fois qu'on avait l'impression d'y arriver "trop tard" que pour y retrouver la réplique de l'Asie naturelle, traditionnelle et préservée. Alors allez-y, au Vietnam, ne traînez pas trop. Mais allez-y en connaissance de cause, histoire de profiter au mieux de toutes ses ressources et de ne pas attribuer aux vietnamiens la responsabilité de vos éventuelles déceptions. 

Carnet d'adresses #1 : Vietnam


En un mois au Vietnam, on a mangé dans des dizaines de gargottes et restaurants, découvert plusieurs hôtels,  fait des activités géniales, histoire d'en faire profiter tout le monde, voici nos meilleures trouvailles :

Hanoï

Finalement pas énormément d'adresses sur Hanoï, c'était le début, on prenait nos repères et on évitait de se détruire l'estomac.
  • The Symphony Hotel : 15€/nuit pour deux. Wifi, airco, chambre plus que correcte, le tout dans la vieille ville pleine d'animation. Le service est impressionnant, plein de bons conseils et ultra disponibles pour vous aider. On en a fait notre QG entre nos différentes étapes dans le nord du Vietnam.
  • The Pub, un pub quoi ;-), ça fait du bien de temps en temps, ambiance sympa mais loin encore du vrai bar irish.
  • Quan An Ngon, restaurant à faire absolument si vous passez à Hanoï. C'est très grand, le tout est organisé autour d'une grande cour couverte autour de laquelle ne nombreux cuistots s'agitent dans des petits stands pour préparer les dizaines de plats présents sur la carte. 
Sapa
  • Sapa O'chau, c'est l'organisme via lequel on a fait notre homestay. Ils s'occupent de l'insertion de jeunes des minorités locales. Vraiment top et professionnel !
  • Mountain bar & pub, chouette bar en plein centre de Sapa. Leurs playlists sont très sympas et une partie de la décoration est réalisée par les clients eux-mêmes. On peut dessiner sur une feuille ce que l'on veut avec des marqueurs, on a laissé notre trace !
  • Baguette & chocolat, un bon endroit pour prendre un petit déjeuner. Là encore, on aide les jeunes et cette fois-ci via l'apprentissage de la cuisine et du service hôtelier.
Hué

  • Friendly Hotel, hôtel où nous avons passé une de nos meilleures nuits au Vietnam, des vrais matelas confortables, c'est rare. Prix raisonnable et situé dans un quartier avec plein de restaurants.
  • Take, waw, le bien fou que ça nous a fait de manger dans ce restaurant japonais, niveau rapport qualité/prix, c'est imbattable ! Un délice, si vous allez à Hué, mangez là-bas, c'est un ordre.

Hoï An

On a profité pleinement des bonnes adresses de la ville en y restant 5 jours, on a donc quelques unes toutes bonnes à vous conseiller !
  • Morning glory, on y a mangé un soir et on s'est immédiatement dit que c'est là qu'on allait faire un cours de cuisine. Bien nous en a pris, c'était génial ! Excellente adresse.
  • The Cargo club, un établissement détenu par le même propriétaire que le Morning Glory, c'est tout aussi bon, mais plus axé sur les pâtisseries, lunch et breakfast. Une tartelette au citron, miam !
  • Mango room, profitez de l'happy hour pour goûter leurs excellents cocktails avec vue sur la rivière, superbe.
  • Before & Now, n'y allez pas spécialement pour manger mais plus pour y prendre un verre en soirée, musique occidentale, bar sympa, un de nos QG à Hoï An.
  • Street restaurant cafe, une cuisine raffinée vietnamienne, un des tops de tripadvisor, on confirme !

Nha Trang

On n'aimait pas tellement la ville donc on a mangé !
  • Le café des amis, un endroit qui paie pas de mine mais qui est devenu notre QG pendant les 2 jours où nous étions à Nha Trang, bière et breakfast pas chers, parfait pour les petits budgets.
  • Ganesh, on n'avait jamais testé d'indiens (même en Belgique), on n'a pas été déçu. Il en existe plusieurs dans tout le Vietnam. On a pris un thali pour deux, succulent et finalement pas cher.
  • Truong Giang Hotel, chouette endroit où dormir, service ultra sympathique, prix correct et bien placé.
  • Texas Barbq & steaks, meilleur burger goûté au Vietnam, c'est pas encore la top classe, mais suffisant pour nous contenter après 2 semaines de nouilles et riz.
  • Nha Hang Yen's restaurant, meilleures nouilles sautées que j'ai pu goûter au Vietnam, super adresse découverte complètement par hasard.
Ho Chi Minh

On vous conseille vivement de loger dans le quartier animé des backpackers du côté de la rue Pham Ngu Lao, plein de bonnes adresses à tester.
  • Sozo, notre QG à HCMV, bonnes pâtisseries, bubble teas, milshakes agréables, un endroit parfait pour se poser quelques instants à l'abris du brouhaha de la ville.
  • Burger King, je pense que c'est la seule ville au Vietnam où on peut trouver un fast food (à part les KFC). Hmmm un bon whopper...
  • Coriander, un bon peti thaï ultra spicy pour changer.
  • Traditional massage institute, massage d'une heure pour 2,5€ réalisé par des aveugles, chouette expérience.
  • Nha Hang Ngon, cfr 3ième adresse à Hanoï, exactement la même chose.
  • Le musée des souvenirs de guerre, un must do à HCMV, on a été bouleversé par ce que l'on a vu, ultra choquant, mais ça permet de mieux comprendre ce pays et ses habitants. 

Vinh Long

On n'y est pas vraiment resté, le seul conseil qu'on a à donner, c'est la Ngoc Sand homestay. Passez du côté de l'embarcadère et vous trouverez certainement l'une ou l'autre personne qui vous renseigneront cette adresse. 20$ pour une nuit, un repas, un breakfast, du vélo, et une ballade de 5h sur le Mékong ! Négociez des bières gratuites et demandez qu'ils vous écrivent le prix sur un papier (just to be sure).

Tra Vinh

Fuyez tant qu'il est encore temps !

Can Tho

  • Viva Hotel, établissement qui paie pas de mine, plutôt bruyant mais chambre correcte et surtout rooftop bar avec vue grandiose sur le Mekong et l'agitation du soir.
  • Ballade de 7 heures sur le Mekong, visite des deux marchés flottants aux alentours. Négocier à 10 dollars par personne (à ce prix là, on avait un boat privé pour deux). Il suffit de longer le Mekong et vous vous ferez harponner ! 

Rach Gia

Passé en coup de vent, on a juste pu tester une adresse sympa pour manger. Installés sur des petites chaises rouges le long de la rivière, on a dégusté nos plats entourés de vietnamiens. Près du petit pont proche du port.

Phu Quoc
  • Le Night Market à Duong Dong, une allée pleine de restaurants vous proposant des étalages de poissons. Choisissez celui qu'il vous plait et quelques minutes plus tard, on le sort du bbq et vous l'amène à votre table. Du vrai poisson frais !
  • Phuong Binh, petit ensemble de bungalows bordant la plage, on y a passé notre troisième nuit sur l'île, on y mange très bien et l'ambiance est très paisible. Prix abordables, n'hésitez pas à négocier le prix de votre chambre.

Et pour finir, un top 3 des adresses en carton, à éviter de toute urgence !
  • Stella, un restaurant à Ho Chi Minh qui se dit italien... Hum... Pizza surgelée au menu en gros. Déception ! Et pourtant, c'était conseillé dans le Lonely. Berk.
  • Gio restaurant, à la pointe nord de l'île de Phu Quoc, le cadre est bien sympa, mais on nous a servi des aiki noodles en guise de plats. Inacceptable ! Et c'est le seul endroit dans tout le Vietnam où on nous a fait payer nos serviettes !
  • Nature bar & grill, simple, on a été une fois malade au Vietnam, c'était à cause de leurs pâtes carbo et napo...





Phu Quoc, petit paradis

Posé sur un transat, le soleil brille, les vaguelettes du golfe de Thaïlande s'échouent sur le sable blanc de la plage, une légère brise balaye mon corps en quête de bronzage. En tendant l'oreille, on entend une douce playlist de Michaël Jackson qui passe dans le petit restaurant d'à côté. Hmmm, c'est bon ! Non, c'est plus que bon, c'est totalement exquis.


Cette étape imprévue à Phu Quoc, une île paradisiaque, c'est pour nous des vacances dans les vacances, une petite pause pour mieux aborder la suite. Après 15 hôtels et guesthouses différents, des nuits passées dans les transports, des réveils matinaux, la découverte d'un pays, nous sommes épuisés. Rien de tel que l'ambiance du bord de mer pour se refaire une santé !

Aujourd'hui, c'est notre vraie journée pause, carpette sur la plage et petits tours dans l'eau chaude qui est claire et transparente. Hier, nous avons visité les côtes du nord de l'île, plus sauvages et moins visitées, j'en ai profité pour passer mes levels 3 et 4 en scooter, pistes bosselées et traversée de marché bondé.

Nos traversées de l'île nous auront fait découvrir de gigantesque chantier (aéroport, routes, hôtels géants). Tout ça nous fait dire que Phu Quoc ne sera bientôt plus la même, dans quelques années, ça sera le Phuket bis. Un papy français habitant ici m'a d'ailleurs appris que son terrain de 5.000 mètres carrés achetés 15.000 dollars valait aujourd'hui 100 fois plus, il reçoit sans arrêt des offres !










Demain on quittera la Vietnam pour le Cambodge, une nouvelle aventure commence.


Delta du Mekong : Can Tho

Troisième étape dans le delta : Can Tho ! Etant un des points de départ les plus courus pour des croisières sur le Mekong, on s'attendait à trouver une ville du style usine à touristes et, finalement, on n'y a pas croisé tellement de monde bien qu'elle soit moins authentique et bien plus fréquentée par les étrangers que Vinh Long, notre étape précédente. Si les tours en bateau menant jusqu'aux marchés flottants y sont plus onéreux, on est quand même parvenu à négocier un très bon prix pour une ballade de 7h le lendemain matin. Cette fois-ci, c'est sur une petite barque manoeuvrée par une dame ne parlant que trois mots d'anglais qu'on est parti au lever du soleil. A l'arrière, elle nous fabriquera de subliiiimes bouquets, épées, sauterelles, oiseaux, pot de fleurs en pliage à partir d'une plante non identifiée et nous préparera des fruits tout juste achetés sur le marché. Tout comme celui de Vinh Long, les deux marchés "visités" se sont avérés moins impressionnants que ce que laissaient paraître les quelques photos vues plus tôt mais, encore une fois, l'ensemble est tellement satisfaisant qu'on prend à peine le temps de noter ce petit regret.



(La photolol)











Photo bonus : nos nombreux cadeaux handmade 
(qui ont filé à la poubelle, faute de place dans nos sacs dira-t-on)


Delta du Mekong : Vinh Long

Première étape de notre itinéraire dans le delta du Mekong : Vinh Long, petite ville sans charme particulier faisant face à une série de petites îles accolées et reliées par des ponts plus ou moins rustiques. On partait là sans plans précis jusqu'à la rencontre de Marie-Laure et Victor, deux adorables français rencontrés la veille au Burger King d'Ho Chi Minh (la quête de repères, ça rassemble). Débarqués à quatre sur les quais, on ne tarde pas à se faire harponner par un monsieur insistant qui nous propose un combo nuit en homestay + 4h de bateau le lendemain jusqu'au renommé marché flottant de Cai Be. La journée passe en ballade à vélo (pas bien loin puisque quelques chemins empruntés se sont avérés ne mener à rien), en repas copieux et en jeu de cartes. Le lendemain, lever à l'aube et embarquement à 5h30 dans le petit bateau privatisé rien que pour nous, plus sympa que de s'encaquer à 40 comme d'autres. 


Même si le marché s'est avéré bien moins spectaculaires que ce que nous avions imaginé, c'était un très chouette moment. Le retour à la homestay via de plus petits canaux a été rythmé par quelques visites : fabrication de miel, de caramels à la noix de coco, de riz soufflé au durian (heurk ! Le durian est un fruit très populaire ici dont l'odeur nauséabonde fleure à 5 mètres à la ronde) et jardin de bonzaïs. Bien sûr, le but principal de ces visites est de nous faire acheter mais nous ne serons jamais de bons clients. L'avantage de nous être levés tôt, c'est que nous serons quasiment seuls à chacun des arrêts.



De retour à Vinh Long, Greg et moi prenons le bus pour Tra Vinh, petite ville reculée dans le delta où peu de touristes s'aventurent. On prend le bus coincés entre des locaux, on nous dévisage, on nous demande ce qu'on va faire dans cette petite ville "not nice", okéy. Du coup, la conversation est facile même si leur anglais était moins qu'approximatif. Arrivés là bas, on s'est sentis comme des bêtes de cirque : tout le monde nous observait sur notre passage sans avoir pour autant l'air avenant, on a galéré pour trouver un hôtel dans une grosse ville pas du tout optimisée pour le tourisme et plus encore pour trouver à manger le soir. Notre mission resto a échoué (après avoir mimé "miam miam ?" dans ce qui ressemblait à un café/resto, la serveuse nous répond "miou yes", va pour miou [on a pensé que c'était la spécialité de la maison..] et on s'est retrouvé avec un lait de coco au sucre, une limonade au goût de lysomucil et une théière pleine, re-okéééy FAILED aha!) et on a fini par festoyer autour d'un paquet de Pringles et deux bières 333 (la moins bonne de toutes celles proposées dans le coin). Les alentours sont probablement vraiment jolis mais on n'a pas voulu pousser l'expérience plus loin. On a donc pris un bus pour Can Tho ce matin, ville au bord du Mekong que l'on pensait beaucoup trop touristique pour être intéressante mais force est de constater que l'on s'y sent vraiment bien. Demain, lever 5h pour embarquer pour une petite croisière en barque vers les deux marchés flottants du coin !


Ho Chi Minh City, l'immense, la contrastée


Alors que Greg est parti profiter de son premier massage du séjour à l'institut vietnamien de massage traditionnel (la particularité de cet établissement est qu'il emploie des personnes aveugles, une heure de prestation revient à moins de 2€ et l'on contribue à une bonne cause), j'ai établi mes quartiers au Sozo, petit bar sur deux étages dont la carte est orientée "petits plaisirs occidentaux" : carrot cake, brownies, fruit shakes et bubble teas à tomber. On n'a pas testé le reste, faute de place dans nos corps amaigris (maaaiiis pas tant que ça, on a déjà repris du poil de la bête) mais le reste doit être certainement du même niveau. Ce petit café emploie des jeunes issus de milieux défavorisés qui sont donc tous ici en apprentissage. Le détail a son importance car cette initiative est loin d'être un cas isolé : du secteur du tourisme à la restauration, on a croisé beaucoup de projets au Vietnam visant l'intégration des personnes isolées ou moins fortunées, de beaux exemples éthiques et sincères qui poussent à la réflexion.


BAM, saut d'un jour. A peine installée, un étudiant vietnamien est venu hier s'asseoir à ma table pour papoter (et me demander de l'ajouter sur Facebook surtout, il perd pas le nord). Malgré son anglais approximatif, on a parlé des études, de son pays (qu'il ne connaît, outre sa région natale à 2h de HCMC, que par le biais de photos et de vidéos), de la Belgique (il trouve que Bruxelles à l'air "so romantic"), on a regardé les photos de notre voyage, un chouette moment complètement improvisé. On dit des vietnamiens qu'ils sont plutôt fermés, aux touristes du moins, qu'il n'est pas évident d'entrer en contact avec les locaux. Si ce cliché se vérifie dans les contextes plus touristiques, il doit être relativisé lorsque l'on fait l'effort de sortir des rails et, surtout, que l'on se montre ouverts et sincèrement curieux vis-à-vis d'eux. A force de NO NO NO lancés tous les 10 mètres aux rabatteurs et autres vendeurs, on a tendance à se créer inconsciemment une coquille de mégaprotectionantiagression qui, paradoxalement, peut nous amener à renforcer ce préjugé.


Ho Chi Minh donc. On nous avait prévenu à coups de : "deux jours maximum", "pas vraiment intéressante", "pas indispensable". Et pourtant, on s'y plaît vraiment beaucoup. Tellement qu'on a décidé de booker une troisième nuit pour en profiter de long en large (= faire un dixième de cette ville immense). HCMC, plus qu'Hanoi, frappe par son contraste entre modernité et tradition : d'immenses buildings modernes et boutiques de luxe côtoient des quartiers plus traditionnels où les marchandes avec leurs chapeaux coniques et leur marchandise sur l’épaule opèrent. De Dhong Khoi et ses Shopping Malls gigantesques à l'occidentale à Cholon le quartier chinois où l'on retrouve l'atmosphère survoltée d'Hanoi, cette ville semble inépuisable et infatigable. Et nous, au milieu de tout ça, on se mêle aux étudiants en uniforme dans le parc du 23/9 pour jouer au dacau en gros maladroits, il nous reste maintenant trois mois pour affiner notre technique.





Côté programme des visites : les magnifiques pagodes de Cholon qui surprennent par leur activité (contrairement à celles de Hoi An où l'on ne croisait quasiment que des touristes) et ballade dans les différents quartiers. Et puis, surtout, le musée des souvenirs de guerre, un classique des circuits touristiques qui draine énormément de monde. On nous avait prévenu, les dégâts faits par la guerre du Vietnam - qui semble si proche au regard de l'Histoire - y sont exposés presque sans pudeur. Composée essentiellement de photos, l'expo affiche des scènes de torture, des corps mutilés, déformés par les produits chimiques, soulignées par des légendes parfois insoutenables. Après plus de trois semaines passées dans le pays, cette visite semble éclairer beaucoup de nos questionnements, comme si cette perspective que l'on avait presque oubliée rendait leur cohérence à une foule de réflexions accumulées au long du voyage. Aujourd'hui, le pays se relève encore de cette guerre ayant fait des millions de morts entre 1964 et 1975 et restera marqué, sur d'un point de vue humain et environnemental, pour plusieurs générations.



Le soir, c'est virée dans les rues autour de notre hôtel situé au beau milieu du quartier des backpackers - entendre : là où les hôtels et la Saigon beer sont ultra bon marchés - hyper animé. Sur ce, on file boire une petite bière à front de rue sur des chaises d'enfants et tester un ènième resto, ciao les copaings !