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Guide pratique sur le coût de la vie en Asie du Sud Est


Après quatre mois passés en Asie du Sud Est, nous avons acquis une bonne connaissance du coût de la vie dans les différents pays traversés. On vous les partage donc afin que vous puissiez gérer à la perfection vos budgets respectifs.

Attention, les différents pays de notre périple sont sujet à des inflations parfois effrayantes (23% en 2011 pour le Vietnam !). Prenez donc avec des pincettes tout ce que vous lirez dans les guides, il faut souvent ajouter aux prix indiqués jusqu'à 50% de surplus !

Nous avons réussi à tenir un rythme moyen de dépenses sur place d'environ 750 euros par mois et par personne pendant notre voyage, transports, logements, nourriture et activités compris. Le Laos est selon nous le pays le moins cher (certains, étrangement, nous contrediront sur ce point) : passer un mois là-bas avec 600 euros en poche sans manquer de se faire plaisir, c'est tout à fait possible. Le Vietnam par contre, avec dès l'entrée un visa à 70 euros, est bien plus cher. Le pays est grand et des excursions à Sapa ou à la Baie d'Halong plomberont votre budget, visez plutôt là 850 euros [bien qu'il ne soit pas impossible de viser bien plus bas si l'on exclut les activités encadrées et les transports vers les zones reculées]. 

Avec un budget comme le nôtre, on ne se privait pas de manger et de faire de petites courses de temps en temps. On logeait en moyenne pour 13 euros par nuit pour une chambre de deux. Nous nous sommes même permis quelques craquage restaurant quand la nourriture européenne venait à nous manquer trop fort. Pour les transports (sans compter les locations de moto), comptez 450 euros par personne pour notre itinéraire en utilisant bateau - bus - train - taxi - tuktuk. C'est sans doute dans ce domaine où il faut être le plus vigilent au niveau des arnaques, il faut être calé en négociation. Sur un long voyage, on peut facilement gagner 100 euros par personne en ne lâchant rien !

En vrac maintenant, quelques indications sur le coût de la vie entre novembre 2012 et mars 2013 en Asie du Sud-Est :
  • Commençons par un point qui nous aura coûté plus de 150 euros (hors frais locaux) et qu'on aurait pu éviter facilement ! : les frais de retrait. Renseignez vous dans votre banque. La mienne, BNP Paribas Fortis, me facturait quel que soit le montant retiré au minimum 5 euros. Dans certains pays comme au Vietnam et au Laos, les sommes maximales dans les ATM sont très petites, ça plombe donc vite le budget. En Thaïlande, allez dans les ATM de la banque Aeon, ils ne demandent pas les 150 bahts (4 euros) que les autres banques du pays vous réclament.
  • La bière ! Au Vietnam, elle est très bon marché, une Saïgon de 630ml pour 35 centimes d'euro, c'est possible ! En Thaïlande, par contre c'est la "ruine", comptez 1,5 euros pour une Chang de 333ml. Au Laos, comptez 1,20€ la Beerlao de 630ml et au Cambodge, c'est middle.
  • Loger au Laos dans des bungalows est très bon marché, en moyenne 5-6 euros pour deux personnes.
  • Trouver un bon établissement où passer une nuit dans une grande ville / capitale, c'est plus compliqué et plus cher, on s'approchait là, plus des 20€ par chambre mais en visant un bon quartier.
  • Quasi impossible de trouver des bons plans qui conjuguent petit prix et qualité sur les îles (mer Andaman) pour loger. En haute saison, il faut facilement débourser 20-25 euros/nuit pour trouver un bungalow correct. Ca fait mal au budget.
  • Le nord de la Thaïlande au contraire ne coûte rien du tout. Vous payerez jusqu'à 4 ou 5 fois moins que sur les îles !
  • On vous demandera pour la location d'un scooter ou moto semi automatique entre 4 et 6 euros, le litre d'essence est aux alentours de 1 euros. Une exception : à Luang Prabang, c'est 10 euros la journée, une véritable arnaque organisée !
  • Pour les mini budgets, préférez le bus au train. C'est souvent du simple au double. Maintenant il faut parfois s'accrocher et c'est moins confortable. Au Vietnam, on a cru mourir dans le bus entre Nha Trang et Ho Chi Minh.
  • Acheter un vêtement d'une marque connue vous coûtera au moins le même prix qu'en Europe, du moins dans un magasin de vendant pas des faux.
  • Manger en rue, c'est le moyen de plus économique de se remplir le ventre. Pour 1 euro, on peut en général trouver son bonheur. Allez dans les food courts des grands malls, là aussi pour on peut se sustenter pour par grand chose.
  • Une carte sim pour téléphoner localement en Thaïlande, ça coûte 2,5 euros pour une heure d'appel. Très pratique pour réserver sa prochaine guesthouse.
  • Smartphones & co sont mois chers en Asie. Economie réalisée de 80 euros sur l'achat d'un mini Ipad. 
  • N'oubliez pas de récupérer les taxes de vos gros achats à l'aéroport avant de partir. 7% en Thaïlande, ce n'est pas négligeable !
  • Si vous n'êtes pas satisfait du service (et que vous pouvez le justifier), plaignez vous, on a pu récupérer de temps en temps de l'argent ou se faire offrir des plats lorsque l'on estimait être dans nos droits. Ce n'est pas parce que vous êtes un touriste que vous devez nécessairement passer pour un con.
En conclusion, l'Asie est encore très bon marché même si les prix ont tendance à fort augmenter ces derniers temps. Pour les petits budgets, cela restera l'idéal encore quelques années !







Petit bilan en Je de quatre mois si loin de vous.


Durant quatre mois, j’ai vécu à un rythme fou.

J’ai eu le souffle coupé face à des paysages d’une profondeur infinie, perchée sur ce qui m’a semblé être le sommet d’un monde - plus l’on voit loin, plus mon cœur s’emballe, plus le temps se fige. J’ai été fascinée par les couleurs changeantes du sable glissant dans la mer, de la mer se fondant dans le ciel immense. J’ai été éblouie par la luminosité si chaude de la fin du jour et par celle, froide et intense, de la lune qui n’avait rien à envier à nos lampes de poche oubliées.

J’ai grelotté sur une moto lancée sur les routes aux premières lueurs du jour. J’ai crié mon émerveillement en rentrant de la plage au coucher du soleil sur cette route toute droite qui longeait les rizières, pédalant à toute allure sur un vieux vélo sans vitesses.

J’ai eu des doutes bien vite balayés par la facilité d’oser quand on est loin de tout.

Je me suis sentie bien dans une maison en teck, si vaste et si chaleureuse, où le thé vert et les pastèques tombaient du ciel comme si l’on était des amis. J’ai serré les mains de très jeunes étudiants dans les miennes en leur faisant promettre de tout mettre en œuvre pour réaliser leurs rêves. Les larmes me sont montées au bord des yeux en écoutant dans la nuit cambodgienne ce père de famille parler de sa survie sous le régime de Pol Pot. J’ai cru mourir dans un bus filant bien trop vite vers Ho Chi Minh. J’ai étouffé dans la chaleur moite des ruelles étroites de la vieille ville d’Hanoi. J’ai été écoeurée par les odeurs entêtantes des marchés sombres, sales et surchauffés où le durian se mêle aux pates de crevettes fermentées. Oubliant toute fatigue, je me suis levée avant l’aube pour voir le soleil se lever sur le Mekong où s’affairaient déjà depuis longtemps pêcheurs et marchands.

J’ai rencontré des gens formidables qui ont laissé en moi un goût de folie et d’envie d’en savoir toujours plus. Volontaires, audacieux, indépendants, curieux, altruistes, confiants et heureux, ils m’ont allumé un feu dans le cœur et m’ont laissé, bien longtemps après les « au-revoir », un sourire gigantesque sur le visage. J’ai trouvé dans leurs paroles l’écho des aspirations de mon moi pour lequel j’ai le plus d’affection. Ceux qui m’ont bouleversée d’énergie avaient plus de cinquante ans.

J’ai quelquefois perdu mon sang-froid devant le fossé si grand qui me séparait de la culture de ces gens trop différents de moi. Face à l’incompréhension mêlée d’une profonde fatigue, les larmes ont parfois coulé de mes nerfs en morceaux. J’ai râlé au nom de leur manque de respect, de leur mythomanie, de leur inertie. J’ai râlé contre les russes, les chinois, les français, les italiens et les américains.

J’en ai eu marre du riz, marre des nouilles, marre des fritures et de la sauce soja. J’ai bu des shakes à longueur de temps sans les compter. Je n’ai jamais mangé autant de fruits qu’ici et passerai ma vie de gourmet à tenter de retrouver le goût des avocats, des mangoustans, de la betterave et des tamarins de Chiang Mai, du jus de grenade de Bangkok, de la soupe au potiron de Luang Prabang et des pomelos de Can Tho. J’ai soupiré d’aise en prenant le premier verre de vin et le premier carbo du voyage à Kep après un mois de riz frit et de Saigon beer, en commandant le premier vrai croissant à Vientiane et un carrot cake divin à Ho Chi Minh. J’ai remercié le Laos de faire importer des Petits Ecoliers. J’ai bu trop de bières – mais c’est si bon quand la chaleur d’un jour brûlant retombe doucement. J’ai grimacé à chaque gorgée d’alcool de riz que l’on se devait d’accepter.

J’ai bu un latte brûlant dans le plus joli café du monde. J’aurais voulu emmener sur mon dos une poignée d’endroits où la vie est si douce. J’ai lu des livres formidables et d’autres moins bons. J’ai écouté en boucle alt-J et Jonsi. J’ai (fait) coupé/er mes cheveux trois fois, toujours plus court, toujours un peu raté. J’ai joué à Yahtzee jusqu’à en être dégoûtée.

J’ai partagé ces moments avec un homme remarquable doté d’une patience et d’un humour infinis.

J’ai trouvé le temps long, j’ai trouvé le temps trop court. J’ai dit « On a de la chance », j’ai dit « Quel jour de poisse ». J’ai dit « C’est complètement irréel » en partageant quelques heures hors du temps avec une famille Red Dao des montagnes du nord du Vietnam. J’ai marché dans la brume en disant tous les 500 mètres « We don’t see anything ! a-ny-thing ! ». J’ai (ré)appris la patience et me suis révoltée face à une culture de l’immédiateté, face à un mode de consommation à mille lieues de ce que rêve la grande idéaliste que je suis.

J’ai pris le temps de m’informer, de prendre beaucoup de notes, d’écrire - mais pinceaux et crayons ont été oubliés. J’ai pris énormément de photos puis je me suis lassée. J’ai cessé de m’accrocher à l’objectif pour inscrire dans ma mémoire seule des instants futiles et doux, des paysages fous.

Et maintenant. Je ne sais pas exactement où je vais mais je sais que je suis dans la bonne direction. J’ai des projets plein la tête et n’ai pas attendu d’être rentrée pour commencer à les mettre en œuvre. A présent que quelques heures à peine nous séparent du retour, je ne suis ni triste ni soulagée ; je sais que je ferai en sorte que la suite soit à la hauteur de mes envies.

De mes envies de vivre vivre vivre tant que j’en ai le temps.

Petit bilan chiffré de nos aventures en Asie


Voilà, c'est bientôt la fin. Dans quelques heures on embarque dans notre 747, direction Bruxelles et le froid ! Place maintenant au petit bilan chiffré de notre périple :
  • 122 jours sur place
  • 53 hôtels/guesthouses/homestay
  • Des dizaines de pad thaï, soupes de nouilles et riz sautés
  • 31 jours à moto et plus de 2.500 kilomètres parcourus
  • 210 heures passées dans les transports sur place (sans compter les tuk-tuks et taxi à l'intérieur des villes), ça fait à peu près 9.000 kilomètres et 9 nuits passées dans les bus et trains !
  • 20 types de transports testés
  • Des dizaines de belles rencontres
  • Des milliers de vidéos et photos prises
  • Une dizaine de bières locales testées
  • Plus de 100 fruit-shakes avalés
  • Des dizaines de bananes et d'ananas mangés
  • 732 heures de sommeil à rattraper
  • 12 paires de boules quiès perdues et utilisées
  • 4 sprays anti-moustiques et 5 tubes de crèmes solaires
  • 32 livres lus (pour ceux qui pourraient croire que c'est uniquement Caro, j'en ai lu 14 !)
  • 3 affaires perdues (mon chargeur d'appareil photo, mon maillot sur les îles, olé ! et un pull de Caro fraîchement acheté à Hanoï)
  • 4 kilos perdus pour Caro et 5 pour Greg
  • 1464 piqûres de moustiques
  • 7 tablettes de Malarone ingurgitées
  • 1 nuit malade seulement pour nous deux
  • 9 heures de massage (dont 7 et demie pour Greg)
  • 9 matchs de Manchester regardés à toute heure du jour et de la nuit
  • 14 épisodes de Grey's Anatomy regardés, seule série qu'on avait sur le pc
Et bien sûr des centaines de bons souvenirs en tête ! 

Laos : le bilan !


Ah le Laos ! Un gros gros coup de coeur pour ce pays. C'est la région avec la densité de population la moins importante qu'on ait traversé, et ça se ressent fort. Les laotiens laissent le temps filer doucement et l'on se prend au jeu facilement : on ne pense pas au jour d'après, on vit le moment présent., on se laisse bercer par ce mode de vie pendant toute la durée du séjour. 

Nous avons traversé le pays en débutant par les 4.000 îles au sud avant de remonter peu à peu vers le nord. Deux boucles à moto magnifiques ont marqué notre parcours (Plateau des Boloven et Tha Khaek). Nous avons terminé par Vang Vieng et une semaine dans la paisible Luang Prabang.


Ce que l'on a aimé :

  • Nos boucles à moto resteront certainement parmi nos meilleurs souvenirs en Asie. Quel plaisir d'être libre et les paysages traversés étaient à couper le souffle ! Si vous ne devez en faire qu'une, direction Tha Khaek !
  • Nos 5 jours à Don Det dans un petit coin de paradis, au Mama Leuah. On n'a pas vu le temps passer, magique.
  • Les paysages, les montagnes, les cascades, les grottes,... Le Laos, c'est d’innombrables merveilles à voir. On a fait le plein de nature !
  • Les quelques bonnes adresses bouffe trouvées qui nous ont fait l'espace d'un instant oublier notre cuisine belge.
  • Notre nouvel an au milieu de nulle part avec une trentaine de laotiens bien imbibés à la bière et au lao-lao !
  • Prendre le temps de se poser des journées entières dans les petits restos et boulangeries de Luang Prabang.

Ce qui nous a moins plu :
  • Les "villes étapes" comme Pakse et Tha Khaek qui n'avaient d'intérêt pour nous que le fait qu'elles soient le point de départ de nos motoloops.
  • La ville fantomatique de Vang Vieng en elle-même, vidée de ses fêtards et laissée comme à l'abandon.
  • Vientiane, capitale de béton où la vie est bien plus chère qu'ailleurs au Laos.

Ce que l'on "regrette" :
  • Suivant notre optique voyage, nous n'avons pas pressé notre séjour pour tout voir. Nous n'avons pas fait le nord du pays qui semblait lui aussi très joli et authentique. Peut-être pour une autre fois !

Le Laos fut donc pour nous une excellente découverte. Un pays où file le temps de la manière la plus douce et où l'on se sent bien. Un proverbe lao dit d'ailleurs :

"Le vietnamien plante le riz, 
le cambodgien le regarde pousser, 
le lao l'écoute, 
le thaïlandais le coupe 
et le chinois le vend !"

Cela reflète à merveille les cultures traversées durant nos 4 mois. Cette région méconnue mérite vraiment le détour et mieux vaut se dépêcher car le nombre de touristes va grandissant et nous prenons le pari que d'ici quelques années, il aura malheureusement perdu une part de son authenticité.




Carnet d'adresses #3 : Laos

Encore 1.000 bons plans découverts au Laos, on partage ici les meilleurs avec vous !

- Café de Paris (Vang Vieng)- Buffet du Night Market (Luang Prabang) - Banana Pancake au Palamei (Tad Lo) -

Don Det (4.000 îles)

Mama Leuah, pas simple d'y trouver un bungalow de libre mais on y est arrivé dès notre deuxième jour. Meilleure adresse sans hésiter des 4.000 îles, bungalow basique mais propre avec vue directe sur le Mékong et deux hamacs. Ambiance paisible loin du brouhaha du nord de l'île. Location de vélo pour 10.000 kips la journée. Mais ce que l'on retiendra surtout, c'est le restaurant, leurs "meatballs" sont juste, warf, excellentes.

Boloven Plateau

Le point de départ de notre boucle à moto était à Pakse, une ville qui n'a pas marqué nos esprits. Seul bon plan du coin, une adresse où louer des motos tenue par une laotienne et un belge de Huy ! Allez jusqu'au Lankham hotel sur la rue principale, une fois que vous êtes en face de celui-ci, c'est à 20 mètres sur la droite. Il est marqué "on parle français" sur la porte. Plein de bons conseils à prendre là sur le parcours.

A Tad Lo, petit village de 200 âmes, situé sur la boucle, on vous conseille deux endroits bien sympas. La Palamei Guesthouse propose des bungalows récents pour 6 euros max la nuit. Par chance, on a dormi dans le plus neuf, on n'a jamais eu autant d'espace pour nous, l'une des meilleures chambres du séjour. En plus, l'ambiance est agréable, on prépare tous ensemble le repas du soir. En parlant de manger, si vous avez grande faim et un mini budget, rendez vous chez Mama Pap, 1€ l'immense plat de nouilles cuisiné avec amour par la propriétaire ! C'est bon et copieux, ambiance badpackers.


Tha Khaek Loop

Tha Khaek, c'est un peu comme pour Pakse, rien à y voir. Mais c'est le point de départ de la fameuse loop (à faire absolument !!!), donc vous devrez y passer ! Une adresse à retenir, le Travel Lodge, vous y trouverez des chambres ultra basiques mais propres et surtout des logbooks remplis de l'expérience d'autres voyageurs sur la loop. Petit feu de camp organisé le soir, idéal pour boire une bière en papotant avec les autres guests. La bouffe est pas top du tout donc ne vous attendez pas être ébloui par les prestations culinaires de l'endroit. Les motos louées par Monsieur Ku sont très chères, 10 euros par jour (qui vous promet une sorte d'assurance). Après coup, on se dit qu'on aurait dû aller en louer en ville et économiser quelques sous.

Sur le parcours même, on vous invite à faire un arrêt dodo à la Sabaidee Guesthouse à Tha Lang village. Le proprio est taré ;-), feu de camp, excellente ambiance au milieu d'autres aventuriers de la loop perdue.

Autre arrêt incontournable, la Kong Lor cave, un must do au Laos, traversée en mode aller-retour d'une grotte traversant de part en part une montagne, 7 kilomètres en bateau dans le noir, sacrée expérience.


Vientiane

Si vous êtes des lecteurs assidus de notre blog, vous aurez compris que Vientiane, ce n'était pas vraiment notre coup de coeur. A défaut de s'y plaire, on y a mangé. On ressent ici pas mal l'influence française, quelques bonnes boulangeries sont présentes au centre ville.

La plus réputée est le Banneton (c'est cher mais bon), ensuite il y a aussi le Croissant d'or qui se défendait pas mal. Attention, on n'a pas dit non plus que c'était les meilleurs pâtisseries du monde, mais en Asie du Sud Est, vous trouverez difficilement mieux ! Passez au Noy's Fruit Heaven pour goûter un de leurs excellents shakes.

Seul mini regret, ne pas avoir tester l'adresse belge du coin, le Chokdee cafe, le prix nous ayant un peu rebuté.


Vang Vieng

Pour loger dans un cadre un peu plus nature que l'horrible centre ville, choisissez l'autre côté de la rive. Là, vous trouverez une pléiade d'établissements proposant des bungalows. On a voulu testé "Chez Mango", mais pas de bol, c'était fermé ce jour là, le propriétaire, un français, était fort aimable et son jardin bien paisible.

Niveau restaurant, ne retenez qu'une seule adresse, le café de Paris, là encore c'est un français au commande, ils sont légions dans la région. On y retourné deux fois, c'est un peu plus cher qu'ailleurs mais tellement meilleur que ça en vaut la peine. C'est copieux et Richard sera au petit soin afin que vous passiez la meilleure soirée possible. La carte est simpliste, une dizaine de plat français mais c'est tant mieux. On en a testé quatre, à chaque fois une excellente surprise dans nos assiettes. C'est là que j'ai dévoré un tartare de boeuf à six euros, ultra frais, ultra bon et tout ça en plein milieu du Laos, il faut le faire ! Dans notre Top 5 des adresses bouffe de notre trip !



Luang Prabang

On y est restés un semaine, autant dire qu'on connait désormais quelques uns des bons plans de cette ville paisible. Il y en a pour tous les budgets !

Pour ceux qui ont des trous dans leur portefeuille, allez faire un tour sur l'une des petites rues perpendiculaires à celle du marché de nuit. Vous trouverez là, des dizaines d’échoppes proposant toute sorte de choses (dont les assiettes que vous pouvez charger un max pour un euro !) pour rien. On s'en sortait à deux pour 2,5 euros, boissons comprises. Autre excellente table pour manger pas cher le midi, Riverloft, vue sur la rivière et noodle soup à 1,2 euros. Les logements étant bien plus chers qu'ailleurs au Laos, on vous donne le nom de notre guesthouse, la Chan Tha Phone, 11 euros la nuit, pour une chambre propre, eau chaude, télévision, wifi (un peu faible) et proche du centre. On n'a pas rencontré d'autres touristes ayant trouvé moins cher !

Si vous aimez chiller à l'aise, direction l'Utopia et le Dyen Sabai, les deux endroits proposent des jeux de sociétés et une atmosphère relaxante. Goûtez aux fondues au Dyen Sabai, une agréable découverte pour nos papilles.

Amateurs de craquages, c'est par ici. Envie de petits soins et massages, l'Hibiscus trônant dans une jolie bâtisse est fait pour vous. 6 euros l'heure de massage. Marre des plats de nouilles trop gras ? Régalez vous au Rosella Fusion et au Tangor. Le premier est tenu par un ancien chef de cuisine tout jeune d'un grand restaurant. Ca paie pas de mine mais c'est un vrai délice (et ce n'est pas vraiment un véritable craquage de manger là, prix très raisonnables). Le second est tenu par un jeune couple de français, cuisine raffinée, ceviche de poisson, mazette, c'est bon mais uniquement pour les soirs de grandes fêtes car la note est salée ;-) (selon les standards du pays, du moins). Ces trois dernières adresses nous ont été recommandées par des occidentaux vivant sur place.








Luang Prabang, laisser le temps filer en douce


Luang Prabang fait tant tomber les coeurs que les couperets. A l'image de Hoi An, au Vietnam, la ville est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco. De ce fait, les constructions sont soumises à des règles urbanistiques extrêmement strictes, donnant à la ville un visage harmonieux bien que, dirons les grincheux, quelque peu artificiel. Entre ces maisons (des guesthouses essentiellement, il faut l'admettre) à l'influence coloniale se dressent une multitude de temples, rivalisant à coups de dorures et de bouddhas géants. Dans les rues se croisent sans cesse des moines de tous les âges ; à quatre heure, les gongs résonnent en choeur ; on entend quelquefois aux abords de ces enceintes sacrées des chants qui sonnent comme de longs mantras.


- Offrandes plutôt saines, il n'est pas rare de trouver du Coca et des Oreos à la place des fruits -

La ville n'est pas bien grande mais regorge d'agréables cafés, d'excellents restaurants et de jolis recoins. Alors que notre première impression une fois arrivés là a été "Mais tout est cher ici !", on s'est rapidement débrouillés pour saisir les bons plans qu'offrent les marchés de jour et de nuit : méga sandwich au choco (1€) et bananes (gratuites dans tous les hôtels) au petit dej, re-méga sandwich à midi (1€), immense assiette à un buffet au choix (1€) et brochettes de viande ou poisson au barbecue (1€). Autant dire qu'avec ces prix défiant toute concurrence (à Luang Prabang du moins), on s'est permis un gros craquage dans un resto ouvert par deux français deux mois plus tôt, le Tangor - où l'on a fait connaissance, une fois n'est pas coutume, avec deux retraités en vadrouille ayant à leur compteur plus de 70 pays visités.


De temples en ballades, de cafés en librairies (il est toujours aussi simple d'échanger des bouquins, c'est devenu un vrai business ici), de Yahtzee en Trivial Pursuit Genius édition 2000 max (non mais sérieusement, qui est capable de répondre à ces questions ?), de moto/vélo en chutes d'eau, on n'a pas vu le temps filer. Une semaine passée à laisser le temps de côté et à lâcher prise (oui, la ville est pleine de touristes et oui, on peut ne pas y faire attention et choisir de ne pas tomber dans les pièges de l'imposant marché de nuit et des tour operators tous semblables et hors de prix).


 - Fondue laotienne, à mi-chemin entre la fondue chinoise et le barbecue solo -









Les chutes d'eau de Kuang Si et Tad Sae en périphérie de la ville sont étonnantes du fait de leur couleur turquoise clair, l'eau tombant dans des bassins naturels en terrasses :



La plage en moins mais les temples et les montagnes en plus, Luang Prabang aura été un coup de coeur à l'instar de Hoi An, deux villes où la vie file douce douce douce.

* Pour l'anecdote, on a enfin trouvé un moyen de se peser sur une balance à riz histoire de savoir enfin ce qu'il en était de notre pressentie perte de poids (malgré la bonne bouffe abondante). Résultat : on (enfin, c'est surtout Greg qui a fondu comme du beurre) ne lésinera pas sur les currys et pad thaïs thaïlandais, c'est certain ! 

Vang Vieng, après l'avant



[Flashback - Octobre 2012] Dans la rue principale de Vang Vieng titubent des centaines d'australiens venus s'échouer là pour se déglinguer à coup de bières et de drogues bon marché. Certains peuvent à peine se mouvoir et sont affalés le regard hagard dans un bar devant un épisode de South Park ou de Friends. Au loin, on peut apercevoir une colonne de tuktuk remplis de Néo-Zélandais quasi nus en route vers le point de départ de l'activité tubing, une journée où l'objectif premier sera de s'enfiler le plus de buckets d'alcool frelaté possible en descendant la rivière sur une bouée. Sur les cartes des restaurants, il n'est pas rare de trouver en dernière page le kilo d'opium à 25$. On peut d'ailleurs distinguer de part et d'autre de la ville quelques échanges de liasses de billets entre policiers et propriétaires des aubettes locales. Quelques heures plus tard, direction l'hôpital, celui-ci est bondés de touristes ayant tenté d'impressionner leurs amis en sautant d'une liane dans un cours d'eau quasi asséché. Au fond d'un couloir, les médecins s'agitent, mais trop tard, cet étranger là ne respirera plus, fracture du crâne, on ne pouvait rien pour lui... Mais pas grave, cela ne choque personne, les autres continuent à faire la fête à coup de techno bruyante jusqu'aux petites heures...

[Présent - Janvier 2013] Une ambiance étrange flotte dans Vang Vieng. Les menus tous similaires n'attirent plus personne, en dernière page, plus rien de suspicieux, les établissements sont quasiment vides et le son des épisodes des TV show américains sonne creux. L'hôpital semble lui aussi abandonné par l'agitation d’antan. Sur la rivière, quelques canoës de japonais, rien d'autre. A 22h, le silence règne... La ville est devenue quasi fantôme. 

La police de Vientiane est passée faire le ménage en novembre 2012. La Laos organisait alors un meeting rassemblant différentes puissances mondiales et, histoire de faire bonne figure, ils ont nettoyé complètement une ville. Tous les bars sans licences ont été purement et simplement détruits. Résultat des courses, le Ibiza australien n'en est plus vraiment un et c'est tant mieux.

La ville vous l'aurez compris n'est pas un "must see", par contre les paysages l'entourant c'est autre chose. La vue est splendide, je vous laisse apprécier les photos. On a profité comme souvent maintenant d'une moto pour aller plus loin dans les terres histoire d'en prendre encore plus plein la vue. On aurait en vouloir plus, mais notre plan tour en Jeep est tombé à l'eau. On aura également pu prendre conscience de ce que c'était une fête de village, voulant éviter le centre, on a logé de l'autre côté de la rive. Mal nous en a pris, on est tombé durant les 3 jours de fêtes annuelles, sono à gogo et laotiens bourrés à tous les coins de rues. Oyez oyez !





Vientiane (en vitesse)

Une fois n'est pas coutume, les clichés que vous verrez dans cet article ont été exclusivement réalisés par mes soins (Greg qui parle). Vientiane, c'est une petite capitale (moins de 200.000 habitants) pleine de charme, les principaux édifices sont d'une beauté inégalée et c'est un plaisir de s'y balader. Il y règne une ambiance légère et délicate. 










Non sérieux, vous y avez cru ? Vientiane, on n'a pas aimé du tout. C'est moche et kitsch, sans âme. Notre première impression ne nous a pas aidé à apprécier la ville. Arrivés à 4h du matin, on a erré 3 heures suivi par un chien boiteux sans trouver le moindre logement (soit full, soit impayable, soit fermé). On a également passé des heures dans l'ambassade de Thaïlande pour nos visas. Mais bon après le sud et le centre du pays qui étaient juste magnifiques, normal peut-être qu'on se prenne une petite claque en arrivant dans une ville...